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Le budget mobilité devrait devenir la norme à partir de 2026

Dans un entretien accordé à Thierry Devresse, fondateur et directeur général de MMBB (My Mobility Budget Butler), le député fédéral CD&V Jef Van den Bergh, grand défenseur et initiateur de la loi introduisant le budget mobilité en mars 2019, l’affirme clairement : « Le budget mobilité devrait devenir la norme à partir de 2026 ». Et ce, alors que, à fin 2020, « un bon millier d’employés ont opté pour ce budget mobilité ».

Un millier d’employés avaient donc opté pour le budget mobilité à fin 2020. C’est beaucoup trop peu. La pandémie de la Covid 19 n’a rien arrangé. Mais Jef Van den Bergh, député fédéral CD&V, y voit d’autres éléments d’explication. C’est ce qu’on peut le lire dans un entretien publié sur le site de MMBB. « Citons la résistance au changement et la complexité de l’introduction du budget mobilité dans les processus de gestion de l’entreprise. Ou encore la disponibilité encore limitée des services de mobilité à la demande. Et peut-être la perception que ce projet coûtera de l’argent. Alors que, par définition, il peut être neutre en termes de coûts pour l’employeur. »

« Davantage que la traditionnelle voiture de société »

La révision de la loi sur le budget mobilité, intégrée dans le projet de loi de Van Peteghem concernant le verdissement de la mobilité en entreprises, arrive à point nommé, selon Jef Van den Bergh, à nouveau cité par MMBB.

« Cette loi propose un certain nombre d’améliorations. Certaines sont importantes car elles devraient accélérer l’introduction du budget mobilité par les employeurs. Je pense à la suppression des périodes d’attente, à la formule TCO ‘prête à l’emploi’ et à la possibilité de traiter séparément les kilomètres professionnels. Et puis, en 2026, toutes les voitures de société devront être ‘zéro émission’ de CO2. Dès ce moment-là, il n’y aura plus de différence entre la voiture de société traditionnelle et la voiture du budget mobilité. Le budget mobilité devrait alors devenir la norme. C’est qu’il offre plus que la traditionnelle voiture de société sans aucune restriction. Et en attendant, d’autres idées pour améliorer l’adoption seront examinées. Je suis également certain que l’éventail des entreprises de services de mobilité à la demande va s’élargir et s’améliorer. »

Et le député CD&V de conclure son interview avec MMBB : « J’espère que tout pourra être finalisé avant la fin de l’année ». On connaît en effet le trajet que doit encore parcourir le projet de loi.

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