Est-il utile d’envisager un contrat de cohabitation légale ou une convention de vie commune ?

Vous n’êtes pas marié ? Savez-vous qu’il vous est possible de réglementer certains aspects de votre cohabitation via un contrat de cohabitation, aussi appelé « convention de vie commune » ? Ce document n’est pas obligatoire, mais c’est recommandé. Pourquoi ?

Attention, ne le confondez pas avec la « déclaration de cohabitation légale » !

Cette déclaration consiste à déclarer auprès de l’officier de l’état civil de votre commune que vous et votre partenaire souhaitez vivre ensemble en tant que cohabitants légaux. Si vous ne signez pas un tel document, vous serez de simples « cohabitants de fait ».

Pourquoi envisager un contrat de cohabitation ?

La loi régit largement la cohabitation des couples mariés, mais il existe peu de règles quant à la cohabitation légale et à la cohabitation de fait. Cependant, en tant que partenaire cohabitant, vous prenez également certains engagements. Vous partagez des biens, des coûts, des factures et parfois même des revenus. Si les partenaires n’établissent pas de contrat de cohabitation, le sort de leurs biens sera réglé par défaut, par la loi.

Cette solution retenue par la législation pour les cohabitants s’assimile à celle d’une séparation de biens pure et simple. Ce régime se caractérise par l’absence de patrimoine commun : chacun est propriétaire de ses biens, et chacun est responsable de ses dettes éventuelles et gère seul son patrimoine.

Et si cette solution ne vous convenait pas ? Rédigez alors un contrat de cohabitation légale ou une convention de vie commune. Vous pourrez alors régler certains aspects tels que :

  • les revenus et les économies : quel montant sera versé mensuellement sur le compte indivis pour payer par exemples les frais du ménage ?
  • vos biens
  • les frais du ménage : comment sont-ils calculés et que couvrent-ils exactement ?
  • etc.

Attention, il faut cependant que les clauses des contrats de vie commune ne soient pas contraires à la loi et à l’ordre public.

Il existe en effet des mesures minimales de protection pour les cohabitants légaux, qui s’appliqueront à eux peu importe qu’ils établissent ou non un contrat de vie commune : il s’agit de protection du logement familial et de la participation financière aux charges de la vie commune notamment.

Enfin, sachez qu’un contrat de cohabitation légale devra automatiquement se faire par acte notarié afin d’être valable. Par contre, si vous rédigez une convention de vie commune en étant de simples cohabitant de fait, un acte notarié n’est pas obligatoire.

Source et remerciements : Notaire.be